En 2026, le métier de conférencier professionnel s’est considérablement structuré. Les entreprises, associations et organismes de formation investissent massivement dans des interventions de qualité pour inspirer, former et fédérer leurs équipes. Pourtant, derrière chaque prestation réussie se cache un document essentiel souvent négligé : le contrat de conférencier.
Que vous soyez un expert souhaitant monétiser votre savoir-faire ou une organisation cherchant à sécuriser une intervention, la compréhension des clauses, obligations et droits de chaque partie devient indispensable. Ce guide complet vous accompagne dans la maîtrise des aspects juridiques, financiers et opérationnels du contrat de conférencier, avec un éclairage particulier sur les évolutions récentes de 2026.
Qu’est-ce qu’un contrat de conférencier ?
Définition et nature juridique
Un contrat de conférencier est un accord écrit qui encadre la prestation d’un intervenant lors d’un événement professionnel, d’une formation ou d’une convention d’entreprise. Il s’agit généralement d’un contrat de prestation de services, et non d’un contrat de travail, ce qui implique que le conférencier conserve son indépendance dans l’exécution de sa mission.
En 2026, avec la multiplication des formats hybrides (présentiel, distanciel, replay), le contrat doit préciser le cadre exact de l’intervention : durée, modalités de diffusion, droits de reproduction, et conditions d’annulation. Cette précision juridique protège autant le conférencier que le commanditaire.
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Les parties prenantes du contrat
- Le conférencier : professionnel indépendant ou rattaché à un organisme de formation certifié (par exemple, un organisme Qualiopi comme celui d’Hervé Franceschi)
- Le commanditaire : entreprise, association, collectivité territoriale, organisateur d’événements
- L’intermédiaire (facultatif) : speaker bureau, agence de conférenciers, plateforme de mise en relation
Chaque configuration impose des clauses spécifiques, notamment en matière de confidentialité, de propriété intellectuelle et de responsabilité.
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Les clauses essentielles d’un contrat de conférencier en 2026
L’objet de la prestation
La clause d’objet doit décrire avec précision :
- Le thème de la conférence (par exemple : intelligence émotionnelle, prise de parole en public, gestion de la peur en entreprise)
- La durée de l’intervention (keynote de 45 minutes, atelier de 3 heures, formation sur une journée complète)
- Le format (conférence inspirante, table ronde, webinaire, masterclass)
- Le public cible (dirigeants, managers, équipes commerciales, élus locaux)
- Le lieu et la date de l’intervention
En 2026, il est crucial d’ajouter une mention explicite sur les formats hybrides : si la conférence est diffusée en direct puis mise à disposition en replay, cela doit être anticipé contractuellement pour éviter tout litige ultérieur sur les droits d’exploitation.
La rémunération et les modalités de paiement
La rémunération d’un conférencier professionnel varie considérablement selon :
- Sa notoriété et son expertise
- La durée et la complexité de l’intervention
- Le secteur d’activité du commanditaire (public, privé, associatif)
- Les éventuels frais annexes (déplacement, hébergement, préparation sur mesure)
Le contrat doit préciser :
- Le montant total HT et TTC (ou HT sans TVA pour les organismes de formation certifiés Qualiopi comme celui d’Hervé Franceschi)
- Les modalités de paiement (acompte de 30% à la signature, solde à réception de facture)
- Les délais de règlement (généralement 30 jours)
- Les pénalités éventuelles en cas de retard de paiement
« Depuis 2021, nous avons structuré notre offre avec des forfaits clairs : 6 000 € HT pour notre formation ‘Devenir un conférencier remarquable et mémorable’, avec possibilité de financement CPF via EDOF/WEDOF. Cette transparence tarifaire rassure nos clients et évite les malentendus contractuels. » — Hervé Franceschi, formation conférenciers
Les droits d’auteur et la propriété intellectuelle
Un conférencier crée du contenu original : supports visuels, storytelling, méthodes pédagogiques, concepts propriétaires. Le contrat doit clarifier :
- Les droits de diffusion : l’intervention peut-elle être filmée ? Diffusée en interne uniquement ou sur les réseaux sociaux du commanditaire ?
- Les droits de reproduction : les slides peuvent-ils être distribués aux participants ? Modifiés ? Réutilisés lors d’autres événements ?
- La durée des droits : le replay peut-il être utilisé indéfiniment ou seulement pendant 12 mois ?
- La cession de droits : moyennant un supplément tarifaire, le commanditaire peut-il acquérir les droits patrimoniaux sur le contenu ?
En 2026, la montée en puissance des plateformes de contenus à la demande (type LinkedIn Learning, Udemy for Business) impose d’anticiper ces usages. Un conférencier avisé négociera des rémunérations complémentaires en fonction des exploitations prévues.
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Les obligations respectives des parties
Obligations du conférencier :
- Délivrer la prestation dans les conditions convenues (qualité, durée, respect du thème)
- Respecter la confidentialité des informations transmises par le commanditaire
- Se conformer au règlement intérieur du lieu d’intervention (sécurité, chartes éthiques)
- Fournir les documents administratifs nécessaires (attestation d’assurance responsabilité civile professionnelle, facture, certificat de réalisation)
Obligations du commanditaire :
- Fournir les moyens techniques nécessaires (vidéoprojecteur, micro, connexion internet stable pour les webinaires)
- Garantir un environnement propice à l’intervention (salle adaptée, public informé et disponible)
- Régler les honoraires dans les délais convenus
- Respecter les droits moraux du conférencier (mention de son nom, interdiction de dénaturer son propos)
Clauses spécifiques selon les contextes d’intervention
Conférences en entreprise (B2B)
Les interventions en entreprise nécessitent souvent des clauses de confidentialité renforcées, notamment lorsque le conférencier est amené à découvrir des informations stratégiques sur l’organisation, ses projets ou ses difficultés internes.
Le contrat peut également prévoir :
- Une clause d’exclusivité sectorielle (le conférencier s’engage à ne pas intervenir chez un concurrent direct pendant une période définie)
- Des indicateurs de satisfaction (NPS, enquêtes post-intervention) qui conditionneront d’éventuelles collaborations futures
- Des modalités d’adaptation en cas de crise (report, passage en distanciel, annulation)
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Formations certifiantes et CPF
Lorsque le conférencier intervient dans le cadre d’une formation éligible au CPF, comme c’est le cas pour la formation « Devenir un conférencier remarquable et mémorable » d’Hervé Franceschi (référencée sur EDOF/WEDOF et MaFormation), le contrat doit intégrer :
- Le respect du cahier des charges Qualiopi (validité jusqu’au 04/08/2027 pour l’organisme d’Hervé Franceschi, NDA : 11 94 07919 94)
- Les obligations de traçabilité (émargement, attestations de fin de formation, certificat RS via le certificateur MEEUS)
- Les formulations validées concernant le CPF (interdiction de mentionner « formation 100% gratuite grâce au CPF » comme l’impose la Caisse des Dépôts)
- La remise d’un livrable concret (vidéo professionnelle en fin de formation, support pédagogique, accès plateforme e-learning)
En 2026, France Compétences a durci les contrôles : tout écart avec la réglementation CPF expose l’organisme à des sanctions financières et à la perte de son référencement. Le contrat doit donc être irréprochable sur ces aspects.
Événements publics et festivals
Dans le cadre d’événements ouverts au grand public (festivals, salons professionnels, conventions), le contrat intègre souvent :
- Des clauses relatives à l’image (autorisation de photographier/filmer le conférencier, utilisation de son image dans la communication de l’événement)
- Des obligations de promotion (le conférencier s’engage à relayer l’événement sur ses réseaux sociaux)
- Des contreparties en nature (stand d’exposition pour vendre ses livres, accès gratuit à d’autres conférences)
Conditions d’annulation et force majeure
Annulation par le commanditaire
Le contrat doit prévoir des pénalités dégressives selon le délai d’annulation :
- Plus de 60 jours avant l’événement : annulation gratuite ou retenue de 10% de la rémunération pour frais de dossier
- Entre 60 et 30 jours : retenue de 30 à 50%
- Entre 30 et 15 jours : retenue de 50 à 75%
- Moins de 15 jours : retenue de 100%
Ces barèmes protègent le conférencier qui a refusé d’autres opportunités et mobilisé du temps de préparation. En 2026, après les leçons de la crise sanitaire, de nombreux contrats incluent désormais une clause de report automatique en cas d’impossibilité matérielle (restrictions sanitaires, catastrophe naturelle, grève des transports).
Annulation par le conférencier
Un conférencier professionnel doit honorer ses engagements. Toutefois, des circonstances exceptionnelles (maladie grave, accident, décès d’un proche) peuvent l’empêcher d’intervenir. Le contrat prévoit alors :
- L’obligation d’informer le commanditaire dans les plus brefs délais
- La proposition d’un conférencier de remplacement de niveau équivalent (via son réseau professionnel ou son speaker bureau)
- Le remboursement intégral de l’acompte versé si aucune solution de remplacement n’est trouvée
Cas de force majeure en 2026
Les événements imprévisibles et irrésistibles (pandémie, catastrophe naturelle, guerre, cyberattaque massive) libèrent les deux parties de leurs obligations contractuelles sans pénalité. Cependant, en 2026, la jurisprudence considère que les mesures d’adaptation (passage en visioconférence, report de quelques semaines) doivent être privilégiées avant d’invoquer la force majeure.
« Durant la crise sanitaire, nous avons systématiquement proposé des formats digitaux à nos clients plutôt que d’annuler purement et simplement. Cette flexibilité a renforcé la confiance et permis de maintenir notre activité. » — Retour d’expérience sur les conférences en entreprise
Aspects fiscaux et sociaux du contrat de conférencier
Statuts juridiques possibles pour le conférencier
En 2026, un conférencier professionnel peut exercer sous plusieurs statuts :
- Micro-entrepreneur (auto-entrepreneur) : simplicité administrative mais plafonds de chiffre d’affaires limités (77 700 € pour les prestations de services en 2026)
- Entreprise individuelle (EI) : pas de plafond, comptabilité plus complexe, possibilité d’opter pour l’impôt sur les sociétés
- Société (EURL, SASU, SARL, SAS) : protection du patrimoine personnel, optimisation fiscale et sociale, mais coûts de gestion plus élevés
- Portage salarial : statut de salarié tout en conservant son autonomie commerciale, idéal pour tester l’activité ou combiner avec un emploi salarié
- Intermittent du spectacle : pour les conférenciers qui mêlent prestation artistique (one-man-show, spectacle vivant) et discours
Le contrat doit mentionner le statut du conférencier car cela impacte directement la facturation (TVA applicable ou non, obligations de retenue à la source).
TVA et exonérations
En 2026, les règles de TVA pour les conférenciers sont les suivantes :
- Interventions de formation : exonérées de TVA si l’organisme est certifié Qualiopi (comme celui d’Hervé Franceschi). Le prix affiché est donc en HT sans TVA.
- Conférences événementielles : soumises à TVA au taux normal de 20%, sauf si elles s’inscrivent dans un parcours de formation professionnelle continue
- Livres et supports pédagogiques : TVA réduite à 5,5% pour les livres physiques et numériques
Le contrat doit donc préciser si le montant indiqué est HT, TTC, ou HT sans TVA selon le contexte.
Obligations déclaratives et fiscales
Le conférencier doit :
- Émettre une facture conforme (mentions obligatoires : numéro SIRET, date, description de la prestation, montant, TVA le cas échéant)
- Déclarer ses revenus selon son statut (déclaration 2042-C-PRO pour les micro-entrepreneurs, liasse fiscale pour les sociétés)
- S’acquitter des cotisations sociales (URSSAF, retraite complémentaire)
Le commanditaire, quant à lui, doit conserver toutes les pièces justificatives en cas de contrôle fiscal, notamment pour prouver la réalité de la prestation et le respect des règles de déductibilité des charges.
Assurances et responsabilités
Responsabilité civile professionnelle (RC Pro)
Un contrat de conférencier professionnel devrait systématiquement exiger une attestation d’assurance responsabilité civile professionnelle. Cette assurance couvre :
- Les dommages causés à des tiers pendant l’intervention (blessure d’un participant, dégradation matérielle)
- Les préjudices immatériels (conseil erroné, information inexacte ayant causé un préjudice financier au client)
- Les litiges liés à la propriété intellectuelle (accusation de plagiat, violation de droits d’auteur)
En 2026, le coût d’une RC Pro pour un conférencier varie entre 200 et 800 € par an selon le chiffre d’affaires et les garanties choisies.
Protection juridique
Une assurance protection juridique (souvent incluse dans la RC Pro ou souscrite séparément) prend en charge :
- Les frais d’avocat en cas de litige contractuel
- Les frais d’expertise en cas de différend sur la qualité de la prestation
- La défense en cas de contentieux avec un commanditaire ou un concurrent
Rédaction et négociation du contrat : conseils pratiques
Utiliser un modèle adapté à votre situation
Il existe des modèles de contrats de conférencier disponibles en ligne, mais ils doivent impérativement être personnalisés. Un contrat générique ne protégera pas efficacement vos intérêts spécifiques.
Privilégiez :
- Un modèle rédigé ou validé par un avocat spécialisé en droit de la propriété intellectuelle et droit du travail
- Une structure claire avec des annexes (programme détaillé, conditions générales de vente, charte graphique pour les supports)
- Une rédaction en français, ou bilingue si vous intervenez à l’international
Points de vigilance lors de la négociation
Lors de la signature d’un contrat, plusieurs points méritent une attention particulière :
- Clause de non-concurrence : certains commanditaires tentent d’imposer une interdiction d’intervenir chez leurs concurrents pendant 12 à 24 mois. Négociez une contrepartie financière si vous acceptez cette restriction.
- Clause de tacite reconduction : méfiez-vous des contrats qui se renouvellent automatiquement sans possibilité de résiliation simple.
- Clause de révision tarifaire : dans un contrat pluriannuel, prévoyez une indexation de la rémunération sur l’inflation ou sur l’évolution de votre notoriété.
- Clause attributive de juridiction : en cas de litige, quel tribunal sera compétent ? Privilégiez celui de votre domicile si possible.
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Faire relire le contrat par un professionnel
Avant de signer un contrat important (intervention à fort enjeu, partenariat de longue durée, cession de droits étendue), il est prudent de le faire relire par :
- Un avocat spécialisé en droit de la propriété intellectuelle
- Un expert-comptable pour les aspects fiscaux et sociaux
- Un confrère expérimenté qui pourra identifier les clauses défavorables courantes
Ce coût (généralement entre 200 et 500 € pour une relecture) est un investissement qui peut vous éviter des litiges coûteux et des pertes financières importantes.
Évolutions récentes et tendances 2026
Digitalisation des contrats et signature électronique
En 2026, la signature électronique est devenue la norme pour les contrats de conférencier. Des plateformes comme DocuSign, Yousign ou Adobe Sign permettent :
- Un gain de temps considérable (signature en quelques minutes au lieu de plusieurs jours par courrier)
- Une sécurité juridique renforcée (horodatage, traçabilité, valeur probante équivalente à la signature manuscrite)
- Un archivage automatique et sécurisé des documents
Clauses environnementales et RSE
De plus en plus d’organisations intègrent des clauses RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) dans leurs contrats de prestation. Pour un conférencier, cela peut se traduire par :
- Un engagement à privilégier les transports bas-carbone (train plutôt qu’avion pour les trajets de moins de 4h)
- L’utilisation de supports dématérialisés plutôt que des impressions massives
- La compensation carbone des déplacements
- Le respect de chartes éthiques (diversité, inclusion, non-discrimination)
Ces clauses, autrefois anecdotiques, deviennent en 2026 des critères de sélection décisifs pour de nombreux commanditaires, notamment les grands groupes cotés soumis à des obligations de reporting extra-financier.
Protection des données personnelles (RGPD)
Depuis l’entrée en vigueur du RGPD en 2018, renforcé par plusieurs textes en 2024-2025, les contrats de conférencier doivent intégrer des clauses relatives à la protection des données personnelles :
- Lorsque le conférencier collecte des coordonnées de participants (pour un suivi post-intervention, l’envoi de ressources complémentaires)
- Lorsque l’intervention est enregistrée et que des participants sont identifiables (consentement explicite requis)
- Lorsque le commanditaire transmet au conférencier une base de données (liste d’invités, organigramme)
Le non-respect du RGPD expose à des sanctions financières pouvant atteindre 4% du chiffre d’affaires annuel mondial ou 20 millions d’euros (le montant le plus élevé étant retenu).
Cas pratiques et témoignages
Cas n°1 : Conférence annulée 10 jours avant l’événement
Situation : Un conférencier avait signé un contrat pour intervenir lors d’une convention d’entreprise prévue le 15 mars 2026. Le 5 mars, l’entreprise annonce l’annulation pour cause de restructuration interne.
Contrat : Le contrat prévoyait une retenue de 100% en cas d’annulation à moins de 15 jours, mais aucune clause de force majeure ou de circonstances exceptionnelles.
Résolution : Après négociation, les parties sont convenues d’un règlement à 75% de la rémunération initiale, le conférencier acceptant ce geste commercial en vue d’une collaboration future. Le contrat a été amendé par avenant.
Leçon : Même un contrat bien rédigé nécessite parfois de la souplesse. Privilégier la relation sur le long terme peut justifier une concession ponctuelle.
Cas n°2 : Litige sur les droits de diffusion
Situation : Un conférencier intervient lors d’un séminaire. Trois mois plus tard, il découvre que sa conférence filmée est diffusée sur le site web de l’entreprise, accessible publiquement et sans mention de son nom.
Contrat : Le contrat autorisait la captation vidéo « pour usage interne », sans préciser la durée ni les modalités de diffusion. Aucune clause ne mentionnait les droits moraux du conférencier.
Résolution : Le conférencier a envoyé une mise en demeure, rappelant ses droits moraux (droit au nom, droit au respect de l’œuvre). L’entreprise a retiré la vidéo et versé une compensation de 2 000 € pour usage non autorisé.
Leçon : Toujours préciser explicitement les droits de diffusion, la durée, le périmètre (interne/externe) et les mentions obligatoires. En cas de doute, un avocat spécialisé peut rédiger une clause d’exploitation détaillée.
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Témoignage : Hervé Franceschi
« Après 15 ans de métier, j’ai compris que le contrat n’est pas une formalité administrative, c’est la base d’une collaboration réussie. Nous avons développé des contrats-types qui précisent tout : le déroulé pédagogique, les livrables (comme la vidéo professionnelle en fin de formation), les droits d’exploitation, les conditions d’annulation. Cette clarté rassure nos clients et nous protège en cas de désaccord. En 2026, avec la complexité croissante des formats (hybrides, replays, podcasts), cette rigueur contractuelle est devenue indispensable. » — Conseils pour débuter sa carrière de conférencier professionnel
Comparaison : Contrat de conférencier vs Contrat de formation
Il est important de distinguer le contrat de conférence (prestation ponctuelle, format inspirant ou motivationnel) du contrat de formation (dispositif pédagogique structuré, objectifs d’apprentissage, évaluation).
| Critère | Contrat de conférence | Contrat de formation |
| Objectif | Inspirer, motiver, sensibiliser | Transmettre des compétences, certifier |
| Durée | 45 min à 2h généralement | 1 jour à plusieurs mois |
| Cadre réglementaire | Droit commun des prestations | Code du travail, Qualiopi, CPF |
| Livrables | Slides (optionnel), replay (si négocié) | Supports pédagogiques, attestation, certificat |
| Évaluation | Satisfaction à chaud (NPS) | Quiz, mise en situation, certification |
| Financement | Budget événementiel, mécénat | CPF, OPCO, plan de développement des compétences |
Cette distinction est cruciale pour choisir le bon cadre contractuel et respecter les obligations légales. Un organisme de formation certifié Qualiopi, comme celui d’Hervé Franceschi, peut proposer les deux types de prestations, mais chacune relève d’un contrat spécifique.
Questions fréquentes sur le contrat de conférencier
Un contrat oral est-il valable ?
Juridiquement, oui : un contrat oral a la même valeur qu’un contrat écrit en droit français. Cependant, en cas de litige, la preuve sera extrêmement difficile à rapporter. Pour une prestation de conférencier (montants souvent élevés, enjeux de réputation), un contrat écrit est indispensable. Un simple échange d’emails peut constituer un début de preuve, mais ne remplacera jamais un document contractuel complet et signé.
Peut-on modifier un contrat déjà signé ?
Oui, par avenant. Un avenant est un document qui vient compléter ou modifier le contrat initial. Il doit être signé par les deux parties et préciser clairement les clauses modifiées. Par exemple, si la date de l’intervention change ou si le thème est ajusté, un avenant formalisera ces modifications.
Que faire en cas de non-paiement ?
En cas de non-paiement dans les délais contractuels :
- Relance amiable : Email puis appel téléphonique au service comptable
- Mise en demeure : Lettre recommandée avec accusé de réception rappelant les obligations contractuelles et fixant un délai de règlement (généralement 8 jours)
- Recours juridique : Si aucune réponse, vous pouvez saisir le tribunal de commerce (pour les litiges entre professionnels) ou engager une procédure d’injonction de payer
Votre assurance protection juridique peut prendre en charge ces démarches et les frais associés.
Faut-il prévoir une clause de médiation ?
Oui, c’est fortement recommandé. Une clause de médiation prévoit qu’en cas de désaccord, les parties tenteront de résoudre le litige par la médiation avant d’engager une procédure judiciaire. La médiation est :
- Plus rapide (quelques semaines vs plusieurs mois/années en justice)
- Moins coûteuse (honoraires du médiateur partagés vs frais d’avocat et de justice)
- Confidentielle (pas de publicité dommageable pour votre réputation)
- Préservatrice de la relation commerciale (issue gagnant-gagnant possible)
Ressources et outils pour aller plus loin
Organismes professionnels
- Association Française des Conférenciers Professionnels (AFCP) : Hervé Franceschi en a été président et continue d’y jouer un rôle actif. L’association propose des modèles de contrats, des formations juridiques et un réseau de confrères pour échanger sur les bonnes pratiques.
- Fédération de la Formation Professionnelle (FFP) : Pour les conférenciers qui interviennent également en formation professionnelle continue
- Syndicat National des Auteurs et Compositeurs (SNAC) : Pour les aspects liés aux droits d’auteur
Plateformes de mise en relation
En 2026, plusieurs plateformes facilitent la mise en relation entre conférenciers et commanditaires, avec des contrats-types intégrés :
- Speakers.fr
- Simposium
- Conférenciers.com
- MaFormation (pour les formations certifiantes, où Hervé Franceschi a récemment déposé une demande de référencement)
Ces plateformes proposent souvent un système de paiement sécurisé et une gestion automatisée des contrats, mais prélèvent une commission (généralement 10 à 20% du montant de la prestation).
Lectures recommandées
- Le guide juridique du formateur indépendant – Éditions Gereso
- Propriété intellectuelle et droits d’auteur – Delmas Express
- Contrats de prestation de services : rédaction et négociation – Éditions Législatives
Conclusion : le contrat de conférencier, socle d’une collaboration réussie
En 2026, le métier de conférencier professionnel s’est considérablement structuré. Les commanditaires exigent de la qualité, de la flexibilité et un cadre juridique sécurisé. Les conférenciers, de leur côté, doivent protéger leur expertise, leur temps et leurs droits.
Le contrat de conférencier n’est pas un simple document administratif : c’est le socle sur lequel repose toute collaboration professionnelle réussie. Il clarifie les attentes, prévient les malentendus, protège les deux parties et permet de se concentrer sur l’essentiel : délivrer une intervention qui inspire, forme et transforme.
Que vous soyez un conférencier débutant ou expérimenté, prenez le temps de :
- Comprendre les clauses essentielles d’un contrat
- Adapter vos documents aux spécificités de chaque intervention
- Vous faire accompagner par des professionnels (avocat, expert-comptable, association professionnelle)
- Rester à jour sur les évolutions réglementaires (Qualiopi, CPF, RGPD, RSE)
Hervé Franceschi, fort de ses 10 ans d’expérience avec son école de conférenciers et de sa position d’ancien président de l’AFCP, a développé des outils contractuels éprouvés qui protègent à la fois ses clients et son activité. Cette rigueur juridique, combinée à une approche pédagogique centrée sur la transformation réelle des participants, fait la différence entre une prestation ponctuelle et une collaboration de long terme génératrice de valeur.
Vous souhaitez professionnaliser votre activité de conférencier, maîtriser les aspects juridiques et commerciaux du métier, et développer une méthode d’écriture de conférence éprouvée ? La formation « Devenir un conférencier remarquable et mémorable » vous accompagne sur tous ces aspects, avec un livrable concret (votre vidéo professionnelle) et l’expertise d’une équipe de 5 formateurs spécialisés.
N’attendez plus pour sécuriser vos interventions et bâtir une carrière pérenne dans un métier passionnant, exigeant, et en pleine expansion en 2026.